Portrait d'Adeline Granerau

Portrait d'Adeline Granerau

L’art de l’action

Le goût du large

Quand on interroge Adeline Granerau sur son parcours c’est des autres dont elle parle. D’abord ses parents, Michèle et Pierre Dumon, auprès desquels elle coule une enfance heureuse à Marseille. Si elle grandit dans un environnement qu’elle qualifie de « privilégié », ses parents, très investis dans des associations sociales et humanitaires, s’attachent à enseigner à la fratrie des valeurs simples. Le sport aussi est un élément fondateur. Adeline Granerau pratique assidûment la natation et la gymnastique. De cet engagement elle retiendra le dépassement de soi, le travail, l’effort et l’équipe. « Enfant, j’ai appris à ne pas se centrer sur soi ».

Le goût du large lui fait quitter Marseille. « Je ne pensais pas revenir un jour ! ». Direction Boston pour une école de Management, puis la prestigieuse université de New York, où elle décroche un master en Art & Relations Publiques. Ses études bouclées, un permis de travail en poche, Adeline Granerau ouvre le NY Times et tombe sur une annonce pour « un job » dans une agence événementielle. Il sera pour elle ! La marseillaise se frotte à la culture américaine, « Aux Etats-Unis, on est jugé sur ses actes... »

De retour en France, à Paris, elle rencontre l’ONG Orbis. C’est une révélation. Orbis, par le biais d’un avion-hôpital dispense des soins ophtalmologiques dans les pays en voie de développement. Elle sera en charge des relations publiques et du mécénat. C’est le début d’une belle aventure humaine, qu’elle ne peut évoquer aujourd’hui sans une grande émotion. Puis, parce qu’il faut bien « penser à construire sa famille », Adeline rentre en France.

Carte blanche aux artistes

2002, elle revient s’installer à Marseille, intègre l’équipe de la Fondation Regards de Provence - créée en 1998 par ses parents, et seconde son père dans le développement de celle-ci. Commence alors une nouvelle aventure qui aboutira à un projet un peu fou. « Nous cherchions un lieu pérenne, à nous, bien situé et patrimonial ».

Quand MP2013 s’annonce, le J4 est en pleine transformation et la station sanitaire maritime construite par Pouillon est à l’abandon. Son père, Pierre Dumon a un coup de cœur immédiat. Le Musée Regards de Provence sera le plus gros budget d’aménagement culturel privé. Les travaux conduits en un temps record, le musée ouvre en février 2013, avant ses prestigieux voisins. Dans son nouvel écrin, la fondation peut laisser libre cours à ses envies : partager ses collections autour de Marseille et de la Méditerranée, mais aussi offrir carte blanche à des artistes, exposer des œuvres contemporaines ou encore accueillir des soirées électro sur le toit terrasse dont la vue sur la grande bleue est unique.

En 2018, la fondation fête ses 20 ans avec une exposition éponyme et le musée célèbre ses 5 ans avec une exposition du photographe plasticien Georges Rousse, en écho à son travail réalisé sur le chantier en 2011, « Métamorphoses et Utopie ». Des projets plein la tête, Adeline savoure cette « expérience exceptionnelle », la naissance d’un lieu à part et la nouvelle vie des œuvres collectionnées par ses parents, au cœur de Marseille.

La culture au cœur

Dans le droit fil de la dynamique culturelle initiée par MP2013, la culture reste au cœur de l’engagement des acteurs du territoire. A ce titre, le Département des Bouches-du-Rhône a placé cette filière au cœur de son action : plusieurs projets phares mêlant le duo culture & tourisme visent ainsi à renforcer l’attractivité du territoire. Des projets comme l’Appel du Large (2017) ou encore A quoi tu rêves (événement MP2018 Quel Amour !) sont le résultat de cette mise en relation qui porte ces fruits sous forme d’expositions partagées entre différents musées & fondations.

Zoom sur 2 outils indispensables : la rubrique culture du site myprovence.fr, véritable concentré de culture, fête votive ou exposition d’art contemporain! et le Pass Myprovence destiné aux résidents pour pousser les portes des musées et sites du département à prix réduit.

Plus d’infos sur : myprovence.pro